Penser son projet

Au cours des semaines, je vais publier une série d’articles sur ma façon de penser et de percevoir la couture. Les articles ne suivront pas forcément un ordre défini. Les sujets seront variés (certains plus léger que d’autres). Le but n’étant aucunement de vous faire culpabiliser sur votre façon de faire ou de ne pas faire. Je le précise d’entrée de jeu parce que je ne voudrais pas que certains de mes propos blessent des gens alors qu’ils ne sont pas personnellement visés. Ce sera surtout pour répondre à certaines questions que vous m’avez posées ou que vous aimeriez me poser. Exposer ce que j’ai ressentie et par quoi je suis passée durant mes 13 années de couture.

Mes idées exposées sont tel que je les pense sur l’instant mais rien n’est figé parce que celons-moi, pour pouvoir évoluer, avancer il faut savoir se remettre en question.

Attention : lol « Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.Le but n’étant aucunement de vous faire culpabiliser sur votre façon de faire ou de ne pas faire.  je ne voudrais pas que certains de mes propos blessent des gens alors qu’ils ne sont pas personnellement visés. L’important n’est pas de convaincre mais de donner à réfléchir. »

La phrase de la semaine :

Penser son projet : « Je pense donc je suis » ça marche aussi pour votre costume !

Commencer un projet c’est comme s’en aller vers une nouvelle aventure. On peut avoir un coup de cœur, avoir vu une image au hasard du net, un film, un dessin animé. On peut simplement aimer ce personnage au point d’avoir envie de l’incarner. Le projet est influencé par les saisons : en hivers les couleurs sont plus sombres ou au contraire en été on voudra de la lumière.

Le projet c’est un bout de vie et il est comme une éponge qui absorbe tout ce qui fait l’instant de sa conception : Si on est triste, gai, si on a de l’argent ou pas, si on a du temps ou pas. Et au final quand on le fini, c’est un bout de notre histoire qui se termine. Un peu comme un bon livre qu’on regrette ensuite parce qu’il est fini et qu’on est triste de quitter les personnages.

Parfois quand je termine un projet : je suis triste, je me sens démunie mais que vais-je faire ensuite ? Pourrais-je faire mieux la prochaine fois. D’autre fois je suis en colère ou j’en ai marre parce que j’ai trop traîné sur le sujet ou que le feeling est passé. Mais ce qu’il en reste au final c’est la satisfaction de l’avoir fait.

Mais pour arriver à ce résultat, il y a un début, un cheminement.

Il faut penser son projet :

Le penser c’est lui donner une première vie dans votre tête puis sur un papier.

Cela permet :

 -de s’organiser (quand vais-je coudre ?)

-De faire le point sur ce que l’on sait faire ou pas (pour pouvoir faire des recherches ensuite)

-de savoir ce que l’on a en matériel (économiser de l’argent)

-d’avoir une ligne directrice (les couleurs, la formes, les matières.)

-de réfléchir à l’ordre de montage (éviter de découdre et recoudre parce que l’on a oublié de monter un truc)

– d’apprendre (pour pouvoir s’attaquer à plus dur ensuite)

En bref d’éviter de gaspiller du temps, de l’argent et de se planter ensuite !

On a pas besoin de grand-chose : une feuille de papier, un crayon .Penser son projet ,on peut le faire partout : dans le bus, le train, en jardinant, avant  d’aller se coucher.

A mon sens on ne devrait jamais recommencer un projet du début, ça c’est ce que j’applique depuis que j’évolue dans le milieu artistique. Mon prof de dessin me disait « gomme, corrige et continue » et jamais  « déchire et recommence ». Parce que l’on apprend de ses erreurs. Tu t’es trompé : découd, recoud, repense, change ton chemin et tu continues. Déchirer pour recommencer c’est une forme d’échec. Si tu déchire tu admets tes limites hors rien n’est limité si tu travail et que essais de faire de ton mieux. C’est plus facile de déchirer que de se remettre en question.

Les différentes étapes :

 première étape c’est de faire un petit dessin sur lequel je vais annoter les couleurs, les matériaux

Deuxième étape : Je fais la liste des différents éléments qui vont composer mon costume. Je réfléchis quel patron je vais utiliser, si je n’en ai pas il faudra que j’en crée un.  

Troisième étape : je me documente parce que on apprend rien en partant au hasard, sachez que vous n’inventerez rien qui n’a déjà été inventé en couture. Je me sers de ma documentation personnelle, du net, de la bibliothèque, de mes copines couturières pour apprendre à chaque fois de nouvelles techniques. Je ne cours pas pour faire simplement du beau et épater les gens. Je couds pour apprendre (ça c’est un autre sujet que nous verrons plus tard)

Quatrième étape : je liste ce que j’ai ou pas. Je fais le point au niveau du métrage et du budget.

Cinquième étape : Je réfléchis à mon ordre de montage (quand monter la doublure, les manches, incruster les tassettes et…)

Conclusion : Vous l’aurez compris j’écris, j’écris, j’écris … je me documente, j’écris, j’écris … j’imprime, je lis, j’annote et je coud ensuite.

Alors : Pensez « à penser votre projet » !!

C’était la phrase de la semaine, en direct de chez Fubukimorisan, je vous dis à très vite pour un nouveau sujet !!

 

 

 

 

1 Comment on Penser son projet

  1. Cibiel corinne
    22 avril 2018 at 22 h 38 min (5 mois ago)

    Merci pour toute l’ aide et le temps que vous nous accordez – Cdlt -CC

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