La phrase de la semaine : Mais pourquoi tu n’ouvres pas ta boîte?

Attention : lol « Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.Le but n’étant aucunement de vous faire culpabiliser sur votre façon de faire ou de ne pas faire.  je ne voudrais pas que certains de mes propos blessent des gens alors qu’ils ne sont pas personnellement visés. L’important n’est pas de convaincre mais de donner à réfléchir. »

Mais pourquoi tu ne montes pas ta boîte ?
Voici une question récurrente. C’est celle qui vient juste après le traditionnel tu couds ! Et tu fais quoi ?

J’explique que je ne couds pas des ourlets de rideaux que je réalise des costumes. Ah ? Tu te déguises ?

Oui mais non lol je montre mes photos et puis « Mais pourquoi tu ne montes pas ta boîte ? tu pourrais bosser pour une compagnie de théâtre, pour des couturiers, faire des robes de mariées. Mais pourquoi tu n’exploite pas tout cela, tu pourrais vendre tes costumes ! et te faire beaucoup plus d’argent qu’avec ton travail »

A un moment de ma vie quand j’ai du (pas eu le choix) me réorienter, je ne devais plus me tromper. J’avais 32 ans et un bébé. L’ANPE me pressait de trouver quelque chose, au risque de me faire prendre tout et n’importe quoi.

Je n’avais jamais connu la sécurité de l’emploi. Je suis passée d’un cdi chez quick à de multiples CDD dans le commerce. Bref je voulais de la stabilité. Je sortais de 5 ans en tant qu’emploi jeune (le truc bateau ou on vous dit vous aurez une formation, peut être un diplôme ou une équivalence et au final rien du tout qui change de nom a chaque nouveau gouvernement). J’avais vraiment adoré bossé en école primaire avec les 6-12 ans, je m’occupais de la bibliothèque, des cours d’arts plastiques et parfois de ceux de l’informatique. Quand mon contrat s’est terminé et après mon bilan de compétence, on m’a proposé de  devenir  professeur des écoles, auxiliaire puéricultrice, éducatrice jeunes enfants mais j’ai choisi Atsem.

J’ai passé mon CAP petite enfance en candidat libre malgré les  découragements de L’ANPE (pôle emploi) que j’ai préparé en 8 mois.

J’ai trouvé mes 3 mois de stages on m’a même proposé une place en crèche à plein temps que j’ai refusé.

Puis j’ai du préparé le concours, il m’a fallu trois tentatives pour l’avoir donc 3 ans de plus de passées.

Ensuite il a fallu chercher le poste vacant, il m’a fallu 3 ans pour trouver un poste car il sont rare dans ma région. Trois années de plus de passées.J’ai eu une proposition un  mois avant la fin de validité de mon concours (il aurait fallu que je le repasse si je n’étais pas entré en stage).  et puis ensuite je suis entrée en stage : une année de plus pour terminer cette réorientation.


J’étais déterminée, je voulais faire ce métier mais durant ces 8 longues années, je suis passée par des moments  de déprime   terrible plus d’une fois. J’ai douté, pleuré et même si mon deuxième enfant est arrivé entre temps et que j’étais ravie d’être maman, j’avais envie de retrouver une  vie sociale et  de reprendre le travail


La couture m’a aidé à ne plus penser, à canaliser mes angoisses. En parallèle de ma recherche d’emploi, je me suis formée à la couture. Je faisais parfois 8 à 10 h00 de couture par jours. Il n’y pas meilleur thérapie que pratiquer une activité artistique.
J’ai appris au fil du temps pour être ce que je suis aujourd’hui.
Il y a 50 ans en arrière il était sans doute possible de monter sa boîte. Mais à présent c’est très difficile de faire face à la concurrence du vite fait, pas beau et pas cher. Je suis de la génération désenchantée. Les enfants de la crise.
Monter ma boîte voudrait dire repartir encore une fois du début, retrouver l’insécurité et puis il me faudrait quelqu’un pour s’occuper de la publicité, de la gestion. Je ne peux pas être à la production et en même temps en train de faire ma publicité. Le coté productivité industrielle pourrait tuer mon envie de coudre. Je suis une artiste et les artistes ne créent pas pour vendre. Ils créent pour se sentir vivant !
Il faut aussi pouvoir laisser de coté son opinion pour pouvoir réaliser celons les goûts des autres. Ce n’est pas simple de coudre quelque chose qui ne vous plait pas.
J’ai vu plusieurs couturières monter leurs boîte et les fermer ensuite pour trouver un job pour manger.
J’ai trouvé la stabilité. Je fais un travail qui me plait,qui me permet de manger et j’ai une passion qui me permet de m’exprimer librement. Je ne souhaite pas pour l’instant changer cet équilibre.
Si j’avais habité Paris ou dans une très grande ville les opportunités auraient  pu peut être  être différentes. Mais je n’ai aucuns regrets et c’est bien cela l’essentiel vous ne pensez pas ?

 

Bon ok on en reparlera dans quelques années .. mddrrrr

C’était la phrase de la semaine, en direct de chez Fubukimorisan, je vous dis à très vite pour un nouveau sujet !!

La semaine prochaine:-être en concurrence avec soi pas avec les autres!

et par la suite :

-La confiance en soi
-être zen quand on coud
-Repasser oui mais pourquoi?
-Comment stoker ses costumes et son matériel
-Peut-on tout concilier: boulot, enfant, couture?
-Doit on dépenser beaucoup pour obtenir un costume de qualité?
-je veux coudre oui mais par quoi commencer
-Le net: entre convivialité et cruauté! 
-se documenter une étape décisive.
-ce projet est bien trop difficile pour moi.
-L’intérieur doit être aussi beau que l’extérieur !
-Les séances photos.
-Le prêt des costumes
-Les grands projets de L’été: pourquoi?
-Se trouver une ligne conductrice

et plein d’autres trucs …

 

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