Le projet de l’été après l’été : Madame Louise de Lavallière 1670: le corsage

Pour le corsage  j’ai essayé  d’agrandir un  mini patron comme  je le fais  d’habitude  et  puis  finalement  celui que  j’avais choisi ne convenait pas. J’ai du admettre  que l’on ne pouvais pas  toujours adapter les patrons  historiques  à sa propre  morphologie. 

J’ai donc changé de stratégie. J’aurais  pu me contenter  d’utiliser  le patron  du  corsage proposé  par Norah Waugh  dans The Cut of Women’s Clothes, 1600-1930. J’ai déjà travaillé sur ce corsage pour mon projet » Era », le patron  était déjà prêt mais je voulais essayé de produire mon propre patron à partir du moulage et  de documentation. 

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Le projet de l’été après l’été : Madame Louise de Lavallière 1670: la jupe, construction

Maintenant que nous avons vu les  plis canons  je vais vous parler de la construction de la jupe:

J’ai suivi les  instructions de Jean Hunnisett. Au départ  je voulais  fabriquer  4 pans de  1m de large  pour obtenir 4 mètre  d’amplitudes. Il devait il y avoir une couture au milieu.

Mais  un petit soucis de métrage  m’a fait repenser la chose. J’ai travaillé sur 3 pans : un de 1m50 et deux de 1m25. Celui de 1m50 est le pan avant les deux autres sont les  cotés et  le dos.

J’ai perdu un peu de la partie  avant  mais  cela m’a arrangé parce que j’aurais été obligé de prolonger mes  broderies du bas de 50 cm.

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Le projet de l’été après l’été : Madame Louise de Lavallière 1670: la jupe, les plis canons

Pour cette  première robe 17em je voulais  tenter les plis canons. Vers 1670 on peut  utiliser les deux formules: plis plats ou  plis canons.

L’avantage des plis canons  c’est qu’ils donnent  du volume  et  de l’amplitude à la jupe ce que ne font pas les plis plats cotés.Les plis  plats se contentent de suivre  d’épouser la forme  du coussin, des paniers ou du boudin qui est en  dessous. Bien sûre  si le tissu est  un peu rigide on peut obtenir  un peu de gonflant en le retroussant légèrement pas  exemple.Mais  avec les plis canons ou tuyaux d’orge on a   une réelle tenue. 

Je n’avais  jamais fait de plis canons ou tuyaux d’orge. Durant tout du long cela m’a fait penser au fonçage des rideaux. On peut  d’ailleurs si on est pressé et pas trop regardant  sur l’historicité utiliser des ruflettes pour rideaux qui vont donner au final le même résultat.

je pense  que c’est  une bonne alternative pour un cosplay par exemple.

Je vais  vous montrer à présent  comment réaliser des plis canons ou tuyaux d’orgue

on ajoute  une bande de toile tout le long du bord haut de la jupe  !!  puis  on trace des lignes verticales à espacement régulier ici j’ai tracé tout les  3,5 cm pour résorber mon tissu large de 4m

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Le projet de l’été après l’été : Madame Louise de Lavallière 1670: Les broderies

Comme je l’ai expliqué  dans mes précédents post, mon principal  problème  était  le tissu  que je ne trouvais pas assez riche. Pour cette période il fallait  que les robes  soient richement décorées. Les couleurs étaient vivent et on utilisait beaucoup de perles, de pierres, d’or et d’argent  pour  parer les corsages et  les jupes.  Mon tissu  étant uni et sans motif, je ne pouvais pas  le laisser  dans l’état.

Au début je voulais  tricher en  utilisant un  chemin de table en organza à volute que je voulais coudre par dessus mon tissu. Et puis comme à chaque fois je me suis dit « tu as une brodeuse, alors ne fait pas  ta feignasse ». Le soucis  c’est que je venais de sortir de  12h de broderie sur mon tissu rouge qui finalement a fini au garage. J’en avais marre de broder. L’autre problème c’est d’avoir une couleur adéquate dans ma réserve de fil de broderie et enfin la dernière chose c’est que  je n’aime pas  faire les  raccords et que là fatalement il devait il y en avoir pas mal.

Qui a dit que la broderie machine c’était facile?

Ce n’est  peut être pas  aussi long que de faire des broderies à la main mais qu’est ce que cela peut être pénible !!!  Rien a voir avec le plaisir que peut  prendre une personne à broder à la main lorsqu’elle  ci le fait par passion. Non, en fait  c’est une véritable déclaration de guerre quand on se met devant sa machine.Bref je me suis motivée  et  je suis quand même  partie dans cette voie.

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Le projet de l’été après l’été : Madame Louise de Lavallière 1680: bum roll et pad

J’ai surfé  sur pas mal de site pour essayer de trouver ce que l’on pouvait bien trouver sous la jupe, le jupon pour donner  du volume à l’arrière. Si la plupart des  costumières parlent de la construction de leurs corsages ou de leurs jupe, aucunes ne parlent de ce qu’il y a  en dessous. En y regardant de plus prés, je dirais même que certaines ne mettent  rien du tout  à par les jupons.

Sincèrement, les boudins de taille étaient très répandu lors de la période tudor et Élisabéthaine, ensuite au 18em siècle sont apparus les paniers  et les  coussins. Il m’a paru fort bizarre  qu’au 17 eme siècle il n’y ai rien eu en dessous.

En regardant le volume  sur les  gravures pour moi il semblait évident qu’il  pu il  y avoir un boudin de taille en  dessous.De plus, les robes sont assez lourdes, les plis canons aussi. le boudin aide à soulager son soutient et  à maintenir les plis haut; Cette  hypothèse  est  confirmé dans Period Costume for stage and screen de jean hunnisett qui explique  que si la forme de la jupe n’a  changé  depuis la période Tudor, ce qui les personnalise  c’est  la forme du  bum roll et ou du pad qui se trouve en dessous.

ce livre propose des bum roll et  des pad pour chaque  période.

j’ai opté  pour un boudin de taille médium avec  par dessus le port d’un pad plat (F) qui permet d’adoucir la pente dans le dos.

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